MÈRE-FILLE, PEAU COMMUNE ? Le corps et ses paradoxes dans l'incestuel
conférence de Doris-Louise Haineault
Lundi le 01 octobre 2001

Doris-louise Haineault partagera avec nous le résultat d’une recherche exploratoire et d’une réflexion psychanalytique sur un phénomène clinique encore peu connu des cliniciens, à savoir celui énigmatique et obscur de l’incestuel. Inspirée par P.C. Racamier et Joyce McDougall, elle retrace le parcours douloureux de certaines patientes aux prises avec un corps qui n’a pu s’arrimer au symbolique, un corps qui a pris la place du langage et du vide maternel. Avoir une peau commune, c’est peut-être faire vie commune ou mort commune, d’où les cris et les déchirements de ces patientes en proie à la vision de leur impossible commencement. Certaines écrivaines citées par Doris-Louise Haineault en témoignent également : Suzanne Jacob, Christine Argot entre autres.

Précisons ici qu’il sera question d’un type particulier de mère ou de père, incestueux et marqués par une profonde carence affective, mais peut-être surtout symbolique. Il ne s’agit donc pas de rejeter la faute sur la mère ou sur l’autre, mais de montrer que dans l’analyse de certaines problématiques, il nous faut tenir compte non seulement des relations organisatrices de la psyché, mais de ce qui dans l’autre maternel ou paternel envahit la psyché infantile et l’asservit à ses propres besoins narcissiques et érotiques.


Doris-Louise Haineault

Psychanalyste en pratique privée, membre de la Société Psychanalytique de Montréal, chercheure indépendante