Violence et passage à l'acte chez des jeunes hommes : doit-on intérroger le féminin ?
conférence de Jean-François Ducharme
Vendredi le 01 mars 2002

Je vais commencer en décrivant un procédé d'enlèvement et de disparitions de personnes mis en application par un régime totalitaire, en Argentine, durant les années 1975-1980. Je vais parler de ce qui s'est passé, des réactions de certaines personne ayant été confrontée à cette tragédie (en particulier, celles qu'on a appelé " les folles de Mai "). J'aborde ensuite le passage à l'acte en tenant compte des conditions de déclenchements dans lequel il survient et de sa fonction (point de vue théorique). Je développe l'idée que le passage à l'acte représente une tentative, par un individu, de se décharger, d'exprimer ou alors de mettre en acte quelque chose, un conflit, qui ne parvient pas à se dire, à se penser ou à se symboliser.
Je présente l'hypothèse que ce qui ne parvient pas à se symboliser a à voir avec le féminin. Quel féminin? Des exemples sont donnés à l'aide d'un extrait de film et l'élaboration des différents types de " rencontre " avec le féminin : le féminin narcissique, le féminin et le désir sans fin, le féminin et l'angoisse de castration, etc. L'idée que le passage à l'acte a une fonction d'inscription est ensuite développée en lien avec les exemples précédents.


Jean-François Ducharme

Étudiant au doctorat