QUAND LA JOUISSANCE SE CHERCHE, l'agir sexuel dans la cure
conférence de Carole Levert et Monique Panaccio
Lundi le 01 avril 2002

Le thème de la sexualité, dans ses aspects libidinaux et mortifères, est au plus près de la pratique quotidienne de la psychanalyse. En effet, à quoi d’autre s’intéresse la psychanalyse sinon à la sexualité et à ses aménagements pour un sujet singulier. Spécifiquement, nous parlerons de l’agir sexuel dans la relation thérapeutique.

Cette question a surtout été traitée aux États-Unis dans une perspective juridique. Nous la questionnons plutôt à partir de la théorie psychanalytique en empruntant
les concepts de désir et de jouissance.

Quand l’agir sexuel advient est-ce à dire que le désir bascule du côté de la jouissance dans une tentative de retrouver l’objet perdu, autrement dit un refus de la castration? Ne pourrait-on pas y voir un moyen d’échapper au fantasme terrifiant d’une jouissance archaïque par une sexualisation de la relation? L’asymétrie de la situation thérapeutique est celle où l’un se doit d’être garant du cadre pour que l’autre, venu y adresser sa demande, puisse trouver à l’élaborer : dans ce contexte, l’agir sexuel n’est pas soumis aux mêmes enjeux de part et d’autre, tout comme dans l’inceste. Nous avons tenté de développer ces pistes de réflexion dans leur connexion avec le transfert, la résistance, la compulsion à répéter.