Les Rébellions de 1837-1838: un traumatisme collectif»
conférence de Marc Collin
Vendredi le 23 mai 2008

Quand on parle de traumatisme collectif, on pense d’abord à une multitude d'expériences individuelles extrêmes, telles que vécues au cours du génocide arménien, de la Shoah ou de la bataille de Verdun. Peu terribles en comparaison, les Rébellions de 1837-1838 semblent pourtant avoir laissé une importante trace traumatique sur la collectivité québécoise. L’analyse du cas des Rébellions à la lumière de la théorie freudienne fournira ici l’occasion d’aborder deux questions étroitement liées : l’intensité d’un traumatisme se mesure-t-elle à la violence objective de l’événement traumatique, et ce qui n’a pas été si terrible pour les individus peut-il néanmoins peser d’un poids très lourd sur une collectivité ?


Marc Collin

Marc Collin possède une formation en histoire et complète un post-doctorat au sein de Figura, centre de recherche sur le texte et l’imaginaire (UQAM). Il s’intéresse à la psychologie collective et à l’utilisation de la théorie et de la méthode psychanalytiques en histoire. Sa première monographie, Mensonges et vérités dans les Souvenirs de Félix Poutré, a été publiée au Septentrion en 2003. La publication de son second ouvrage, Le cœur de Chénier, est prévue au printemps 2009 au Boréal.


TEXTE
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